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Allo ici Kpénahi
Article : Jazz à Ouaga 2013, on y va pour une semaine de jazz
Culture
5
1 mai 2013

Jazz à Ouaga 2013, on y va pour une semaine de jazz

afficheLa 21e édition du festival Jazz à Ouaga est en marche depuis le vendredi 26 avril 2013, à Ouagadougou. Pendant une semaine, la capitale burkinabè vibrera au rythme des sonorités jazz. Les artistes invités vont faire voyager les festivaliers à travers le temps et faire renaître les émotions des années où le jazz voyait le jour à la Nouvelle Orléans, aux Etats-Unis.

Les mélomanes burkinabè et ceux venus d’ailleurs ne parleront qu’un seul langage, celui de la musique. Ce langage universel qui va au-delà des différences culturelles comme l’a rappelé Abdoulaye Diallo, président de l’Association Jazz à Ouaga.

C’est le jeune virtuose de la kora, le Guinéen Ba Cissoko qui a eu l’honneur d’ouvrir le festival . D’entrée en matière, Ba Cissoko a tout de suite accroché le public de l’Institut français de Ouagadougou de par son maniement de la kora. Alternant différents instruments traditionnels de musique, le tambour d’aisselle et la kora, il a tenu les festivaliers en haleine durant tout le concert.

Avec Ba Cissoko,  la musique est aussi une histoire de famille, chacun ayant sa spécialité. Pour former son groupe, il n’est pas passé par quatre chemin, le musicien s’est entouré de ses cousins. Kourou Kouyaté à la basse, Abdoulaye Kouyaté à la guitare et d’Artagnan à la batterie. Depuis la création de ce groupe en 1999, Ba Cissoko a su se positionner entre la tradition et la modernité. Il a parfaitement adapté sa musique aux sonorités modernes alliant ses instruments traditionnels aux instruments modernes. Tout au long de sa carrière, il s’est construit une identité musicale accessible aux anciennes comme aux nouvelles générations, et qui trouve ses racines au fin fond de sa Guinée natale.

Ba Cissoko en prestationPh. Kpénati T.
Ba Cissoko en prestation
Ph. Kpénati T.

Plusieurs autres musiciens et instrumentistes de renommée internationale défileront sur la scène du festival. Nous pouvons citer entre autres, Geoffrey Oryema (Ouganda), Groovin’ Poulp (France), Gansan (Belgique), Boubacar Traoré dit « Kar Kar » (Mali), J-Metro (USA), Ribouem (Togo-Cameroun), Fabien Degryse (Belgique), Bruut ! (Pays-Bas), Nicolas Folmer (France, Nouss Nabil et  Kantala du Burkina Faso.

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Article : Marchandage à la sénégalaise
Société
8
15 avril 2013

Marchandage à la sénégalaise

Cinquante sujets aussi différents les uns des autres sur la capitale sénégalaise, c’était le paris de la team  Mondoblog lors de son séjour à Dakar. Réaliser une sorte d’album photos et de portefeuille de lecture sur Dakar.

Une commerçante sénégalaise.Ph. Kpénahi Traoré
Une commerçante sénégalaise
Photo : Kpénahi Traoré

Ainsi, chaque mondoblogueur  et mondoblogueuse était libre de traiter un sujet de son choix, un aspect de la vie à Dakar qui l’inspire. Sans attendre, et comme des prédateurs affamés, les 50 nouveaux Dakarois se sont dispersés à travers la ville à la recherche d’informations sensationnelles, originales à se mettre sous la plume. Vous êtes sans doute impatients de savoir à quoi je me suis attaquée dans cette immense cité de la Teranga. Et bien, vous serez surpris mais je n’avais aucune idée de ce que je voulais réaliser au cours de mon séjour « mondobloguais ». Pendant que les autres lançaient par-ci et par-là, les thèmes sur lesquels ils voudraient produire, je les observais sans broncher.

Un marché aux origines étrangères

Le lendemain, après maintes réflexions, je me suis décidée à me joindre Stéphane et Mamady (mondoblogueurs). Eux aussi n’avaient pas encore une idée claire de ce qu’ils voulaient traiter comme sujet. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés au grand marché de Dakar, Sandaga. Un marché bien connu dans la sous-région. Selon la petite histoire, Sandaga, qui signifierait marché des étrangers en mooré (une langue nationale du Burkina Faso) a été crée par des commerçants venus du Burkina Faso. Ces derniers avaient fait de ce lieu, leur quartier général et un point de rencontre incontournable pour tous les commerçants. Aujourd’hui, bien que ce marché soit en grande partie occupé par les Sénégalais, son appellation Sandaga demeure.

Harceler pour mieux vendre

Dès que nous sommes descendus du mini bus, nous avons aussitôt été assaillis par des petits vendeurs à la recherche de leur pitance du jour. Ils ont tout de suite vu par nos styles vestimentaires et encore plus par notre accent que nous étions des étrangers. Je m’étais dit que je ne sortirai pas de ce marché sans mon sujet en tête. C’était mon objectif principal. Mais étant dans un marché, on peut parfois être tentée de faire des achats pour lesquels l’on n’est pas venu. Dans nos échanges avec certains commerçants, je me suis laissée aller à demander le prix d’un trousseau qui m’intéressait vraiment, mais qui me semblait assez coûteux. Mal m’en a pris.

Je n’avais jamais vu ailleurs auparavant, un commerçant aussi teigneux qu’au Sénégal. Il m’a poursuivi tout au long de notre promenade dans le marché. Par moment, je l’ignorais, je feignais de ne pas l’entendre. Rien n’y fait, il ne se décourageait pas. Il usait de tous les stratagèmes pour me mettre hors de moi, me culpabiliser afin que j’achète le trousseau. Il m’a littéralement harcelée pour me vendre son article. A un moment donné, j’ai cru qu’il m’agresserait tellement que la dispute est devenue houleuse. J’ai fini par ne plus l’écouter. Je l’ai laissé cracher son venin. Sentant que le marchandage tournait en sa défaveur, il se résigna à baisser de ton et à négocier pour que j’achète le trousseau. Après plusieurs tentatives,  il a fini par se rendre compte que je n’étais pas une cliente facile. Mais moi, ce que je voulais, c’était d’arriver à me débarrasser de lui, être libre et poursuivre mon chemin. En mini bus sur le chemin du retour, comme un tic, il m’est venu à l’idée d’écrire sur ce que je venais de vivre à Sandaga. Je tenais mon sujet.

Marchandez comme si vous séduisez

Séduisez-le ! Ne vous faites pas avoir du premier coup. Amenez-le à suivre votre rythme sans vous montrer autoritaire. Montrez que vous maîtriser la situation, que vous avez votre mot à dire, que vous savez ce que vous voulez. C’est ainsi que je qualifierai le marchandage avec un commerçant sénégalais. Un peu comme les relations hommes-femmes. Quand une femme veut séduire un homme. Elle se montre intéressée et lorsqu’elle sent que son homme lui est acquis, elle le laisse languir jusqu’à ce qu’il la supplie.

Ce que je retiens de cette promenade à Sandaga, c’est qu’il ne faut jamais se laisser influencer par ces commerçants, surtout quand on est étranger. J’ai fini par comprendre que leur technique d’approche consiste à mettre le client dans l’embarras pour l’amener à acheter. Ils essayeront également de jouer sur votre sensibilité en vous racontant leur vie. Ils n’auront aucune gène à vous lancer des phrases du genre « c’est votre seul intérêt qui vous intéresse. Vous n’êtes même pas capable d’acheter un petit article de 2 500 francs CFA ». Tout cela pour jouer avec vos nerfs et vous rendre coupable d’avoir profité d’eux. Dans tout les cas, ne tombez jamais dans le panneau. Une amie sénégalaise m’a confiée que la meilleure façon de marchander avec ses commerçants sans sa faire harceler et sans perdre de temps, c’est de toujours avoir de la monnaie sur soi quand on va au marché. Ainsi, lorsque vous voulez faire des achats, vous faites une proposition qui vous semble raisonnable. S’il refuse, tournez les talons et continuez votre chemin. Au bout de quelques secondes, il vous appellera en vous disant son prix. Restez campé sur votre position et montrez lui le montant que vous pouvez débourser. Il va encore sans doute se montrer réticent. Encore une fois, faites semblant de vous désintéresser et partez. Il vous dira aussitôt « c’est bon amenez l’argent ».

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13. avril
2013
Culture
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Mondoblog à la RSI à Dakar

 

Ziad Maalouf (droite) et Florian NgimbisPh. Kpénahi Traoré
Ziad Maalouf (droite) et Florian Ngimbis
Ph. Kpénahi Traoré 

Depuis le 6 avril dernier, la ville de Dakar est en mode Mondoblog. Une cinquantaine de membres du réseau de blogueurs et de blogueuses de Rfi est en sortie de formation et de production dans la capitale de la Teranga. Dans le cadre de ses activités, une équipe de Mondoblog a été reçue à la Radio Sénégalaise Internationale (RSI).

Pour la première fois depuis son lancement en 2010, Mondoblog a été reçu sur les ondes d’une radio le lundi 7 avril. Ziad Maalouf, promoteur de Mondoblog et animateur de l’émission Atelier des médias, Fréderic Bonnard, responsable du pôle numérique de France24/Rfi, Yann Le Beux du CTIC, Florian Ngimbis et Kpénahi Traoré, tous les deux des mondoblogueurs ont été les invités du journaliste sénégalais Alioune Diop dans son émission les matinales de la RSI. Pendant une trentaine de minutes, les échanges se sont déroulés autour du séjour des mondoblogueurs à Dakar, du lancement de la nouvelle application Ndaakaru (une application de géo localisation de la ville de Dakar), et de l’enregistrement de l’émission Atelier des médias.

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Article : Assassinat de Bernadette Tiendrébéogo : Femmes du Burkina Faso, indignez-vous !
Société
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15 mars 2013

Assassinat de Bernadette Tiendrébéogo : Femmes du Burkina Faso, indignez-vous !

Le 9 mars 2013, seulement un jour après la commémoration de la journée internationale de la femme, Bernadette Tiendrébéogo, 28 ans, est assassinée par son ex-petit ami, Alphonse Lompo, un élément du régiment de sécurité présidentielle, communément appelé RSP. Ce qui devrait provoquer un mouvement de protestation de la gent féminine est passé comme un fait anodin.

Bernadette Tiendrébéogo et son présumé assassin
Bernadette Tiendrébéogo et son présumé assassin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucune femme leader d’opinion, ou ayant une forte influence n’a daigné lever le petit doigt pour dénoncer cet nième meurtre de jeune fille, qui n’est autre que la pire forme des violences faites aux femmes. Même la ministre de la Promotion de la femme qui est censée défendre des droits des femmes n’a montré aucun intérêt à ce qui est arrivé à Bernadette Tiendrébéogo. Il n’y a pas de doute qu’elle ne veuille pas scier la branche sur laquelle elle est assise, mais comment une femme se fait tirer dessus à bout portant par son ex-petit ami et aucune voix ne se lève pour crier son indignation ? Cesilence des femmes burkinabè se résume à travers ces sept mots. « La pire des attitudes est l’indifférence », écrit Stéphane Hessel dans son manifeste Indignez-vous !  Il ne suffit pas de se réunir dans des salons feutrés pour initier des projets pour l’autonomisation des femmes, élaborer des stratégies de lutte contre l’excision, contre le mariage forcé et les violences faites aux femmes. La vraie lutte, commence par le fait de donner de la voix quand une femme se fait violenter. Malheureusement, de par leur indifférence, les femmes infligent elles-mêmes des souffrances morales à d’autres femmes.

Cette phrase de l’écrivain congolais Henri Lopez reprise par Norbert Zongo dans son éditorial du 16 janvier 1996 paru dans l’Indépendant n°29. « Le drame des peuples africains ne vient pas seulement des Palais. Il vient aussi de la rue… » Moi je dirai que la souffrance des femmes ne vient pas de ceux qui leur infligent cette souffrance. Elle vient aussi des femmes elles-mêmes. En clair, les femmes sont en partie responsables de ce qui leur arrive. Qui viendra le faire à leur place si elles ne sont pas capables de se défendre et dire non quand il  le faut ? Comment pourraient-elles réclamer des droits si elles ne sont pas capables de défendre une des leurs ? Comment pourraient-elles réclamer le respect du quota genre dans les élections législatives et municipales si elles ne démontrent aucune force de caractère pour se faire entendre?

 De nos jours, le 8 mars est devenu un jour de réjouissances, de flirts, de djandjoba* comme on le dit ici au Burkina Faso. Le cas Bernadette Tiendrébéogo devrait être  une bonne raison pour les femmes du Faso de démontrer que le 8 mars n’est pas fait que pour danser. Il est bien loin le temps où la journée internationale de la femme avait pour objectif premier, l’amélioration des conditions de travail des femmes ouvrières, l’obtention du droit et la recherche de la paix. Souvenez-vous en 1910, quand l’idée d’une journée internationale des femmes a été lancée pour la première fois par Clara Zetkin, c’était pour que cette journée devienne un jour de révolution pour les femmes. Là, une femme paye de sa vie, aucune indignation de la part des femmes.

C’est là que l’expression de Stéphane Hessel,  Indignez-vous  devrait prendre tout son sens, l’indignation des femmes burkinabè face à l’assassinat de Bernadette Tiendrébéogo. Les femmes de l’Afrique du Sud ont montré l’exemple quand le mannequin Reeva Steenkamp a été abattu le 14 février dernier par son petit-ami, l’athlète handisport Oscar Pistorius. Alors femmes du Burkina Faso indignez-vous !

 Djandjoba : réjouissance populaire de femmes, rythmée de danse et de chants.

 

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Article : Euzhan Palcy « le cinéma africain se porte bien »
Culture
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8 mars 2013

Euzhan Palcy « le cinéma africain se porte bien »

Le film Tey du réalisateur Frano-Sénégalais Alain Gomis a remporté l’Etalon d’or de Yennenga à la 23 édition du Fespaco. Euzhan Palcy, la présidente du jury nous livre ses sentiments par rapport à ce film, sa vision du cinéma africain et aussi la place que la femme a occupée à cette biennale de Ouagadougou.

Euzhan PalcyPh. Kpénahi Traoré
Euzhan Palcy
Ph. Kpénahi Traoré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de professionnels du cinéma n’avaient pas du tout parié sur Tey, qu’est ce qui séduit le jury dans ce film ?

Tey traite d’un sujet qui est très délicat, le dernier jour de vie d’un être humain. Le metteur en scène s’embarque avec une grâce cinématographique incroyable dans ce voyage d’un jour. A aucun moment on ne s’ennui, on ne décroche. On le suit, on est accroché à ce personnage, à ce qu’il fait, à ce qu’il vit. Et c’est vraiment une bouffée d’oxygène, c’est un sujet très actuel, ce n’est pas évident à faire. Tout fonctionne dans le film, le jeu d’acteur, les cadrages, l’émotion, le montage, le souci du détail, les silences, les explosions de joie, de bonheur et de grands moments de tristesse. C’était fabuleux, c’était vraiment un moment de prince ce film.

Tous les jurys de ce Fespaco ont été présidés par des femmes que pensez-vous de ce choix des organisateurs du festival ?

Je remercies le Fespaco d’avoir eu cette idée extraordinaire parce que c’est quelque chose d’unique. Le Fespaco a innové en faisant cela, en plaçant la femme au centre de tous les jurys. C’est la première fois que ça se fait, non seulement ici, mais aussi dans tous les festivals du monde. Cela me fait penser d’ailleurs à mon père spirituel, notre père spirituel Aimé Césaire, ce grand poète qui disait toujours que : « au début, il y avait la femme, la fondatrice de dynasties ». Donc le Fespaco a remis les femmes au centre.

Djamila Sarhraoui est la seule femme parmi les trois gagnants, qu’est ce qui vous a plu dans son film Yema ?

Ce qui a plu au jury dans Yema, c’est tout le travail, c’est la puissance cinématographique de ce film. Elle traite aussi d’un sujet assez complexe, la façon dont elle a traité l’image, la mise en scène, la direction d’acteurs et le sujet de l’intégrisme. Tout cela a contribué à rendre ce film magnifique. Pour moi , Yema est un petit chef d’œuvre, c’est très très beau, tout y ai.

Comment voyez-vous le cinéma africain aujourd’hui ?

Je pense que le cinéma africain se porte bien. Il a bien évolué et je lui souhaite de continuer à évoluer parce que nous allons de bonnes surprises en bonnes surprises. Il y a eu énormément de très beaux films, très divers, très riches.

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04. mars
2013
Culture
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Guy Kalou : « Le cinéma est une alternative pour résoudre le chômage »

Guy KalouPh. Kpénahi Traoré
Guy Kalou
Ph. Kpénahi Traoré

Le 23e Festival panafricain de cinéma et de la Télévision de Ouagadougou , le Fespaco a fermé ses portes le samedi 2 mars dernier. L’équipe du long métrage ivoirien « Et si Dieu n’existait pas !? » était de la partie pour promouvoir le film, qui était en compétition dans la catégorie vidéo et séries. L’acteur principal du film d’Alain Guikou dans l’interview qui suit parle de sa participation au Fespaco et du cinéma ivoirien.

Quel a été l’objet de votre participation au Fespaco ?

Je suis venu promouvoir le long métrage Et si Dieu n’existait pas !? Dans lequel je campe le personnage principal, Rey. Et si Dieu n’existait pas ? était en compétition dans la catégorie vidéo. C’était d’ailleurs ce seul long métrage qui représentait  la Côte d’Ivoire dans cette 23e édition du Fespaco. C’est une fiction longue qu’on a produit nous-mêmes et qui évoque les thèmes de l’amour, de l’espoir et du pardon. Ce long métrage est aussi l’accomplissement d’un rêve, d’une volonté collective d’un groupe de jeunes ivoiriens qui à un moment donné se sont dits, on veut aussi dire notre mot au cinéma. En  tant que producteur, on veut faire les choses un peu mieux et on pense que pour un premier coup d’essai, c’est acceptable.

Le film a été annoncé à Abidjan comme un film événement, qu’est-ce qui selon vous fait la particularité de ce film ?

Il y a des facteurs qui ont favorisé cette appellation effectivement. C’est les journalistes eux-mêmes là-bas qui ont baptisé ce film événement. Pour moi il y a déjà l’originalité de l’histoire que dans le fond que dans la forme qui a séduit les cinéphiles ivoiriens. Il y a également l’originalité du casting qui réunit sur un plateau les acteurs de différentes générations, les icônes de cinéma que sont Akissi Delta, Thérèse Taba et Norbert Etranny et la nouvelle Génération avec moi-même Guy Kalou et Marie Christine Beugré, Laury Koffi. Rassembler ces différentes générations sur un même plateau sans forcément que les anciens qui sont les icônes campent les rôles principaux mais donner la chance aux jeunes  de pouvoir à côté de ces anciens-là camper des rôles hyper-importants. C’était ça aussi le challenge. Que vous soyez en Europe ou en Afrique, vous regarder Et si Dieu n’existait pas ?, vous comprendrez le message. Nous racontons une histoire africaine à l’américaine pour dire aussi que sans vouloir du tout perdre notre identité, nous sommes capables de la transcrire dans un moule qui serait acceptable au-delà même de nos frontières ivoiriennes et partout africaines.

Vous avez joué au côté de grands noms du cinéma ivoirien Norbert Etranny, Akissi Delta, selon vous quelle place la nouvelle génération occupe aujourd’hui dans le cinéma ivoirien?

Pour moi la place de la jeunesse doit être une place qui vient révolutionner. Si vous êtes jeune acteur de cinéma ou producteur et que vous venez faire un film pareil à ce que les anciens font,  qu’est-ce que vous apportez de plus ? Il ne faut pas faire du copier-coller mais il faut se baser sur l’existent, respecter l’existent et s’en servir comme un facteur d’épanouissement, un facteur d’éclairage d’esprit pour pouvoir mieux faire .Parce qu’aujourd’hui,  les gens sont beaucoup plus exigeants, ils attentent mieux, ils attendent quelque chose de nouveau . Avant on pouvait facilement avoir des séries à la cour commune où on raconte nos histoires de foyer mais aujourd’hui, les gens ont aussi besoin de voir du bon cinéma surtout que la vidéo numérique a aujourd’hui pris une telle place que les gens ne se déplacent vraiment plus en salles. Pour moi la jeune génération doit faire en sorte que ses productions ramènent les gens en salles.

On remarque aussi que ces dernières années, il y a comme un boom dans la production cinématographique et aussi en matière de séries télévisuelles en Côte d’Ivoire, qu’est-ce qui est  à l’origine de cet explosion  selon vous ?

Déjà il faut encourager les gens parce que  la plupart des gens qui tournent en Côte d’Ivoire en tant que producteurs n’ont pas très souvent les moyens de le faire,  c’est seulement la passion qui les guide .C’est vrai qu’après ça peut nous engager dans un cinéma qui ne sera pas toujours forcément vendable en niveau extérieur mais c’est bon à encourager. Ça veut dire que les gens ont compris qu’il ne faut pas qu’on attende toujours forcément des dirigeants. Il faut qu’avec nos petits moyens, on arrive à faire ce qui nous passionne parce que le cinéma c’est d’abord la passion. C’est au fur et à mesure que cette passion deviendra quelque chose de banquable pour que les gens puissent prendre notre cinéma un peu plus au sérieux . Donc je pense que l’éclosion du cinéma aujourd’hui en Côte d’Ivoire est justificative de ce que je viens d’expliquer. Mais il y a aussi le fait que notre pays a une histoire qui finalement s’est résumée dans un certain nombre de crises que nous avons connues. Donc le cinéma essai d’apporter sa pierre  à l’édifice de la réconciliation. C’est d’ailleurs un canal pour moi qui devrait être suffisamment emprunté par nos dirigeants pour passer un message aux gens. Pendant longtemps, on est resté en crise. On est en train d’en sortir, aujourd’hui, donc l’environnement s’y prête.

Qu’attendez-vous à la sortie de ce Fespaco pour votre film « Et si Dieu n’existait pas ? »

Pour moi, avoir été au Fespaco, c’est déjà un gain. Pour nous ce Fespaco a été un Fespaco d’enseignement, un Fespaco qui nous a amené à vouloir acquérir une expérience, à regarder, à côtoyer les anciens. Et personnellement, c’était aussi l’occasion de collecter le maximum d’informations me permettant de mieux me préparer pour les prochaines éditions. Ce que j’espère, c’est que les dirigeants africains en particulier et les populations africaines en général comprennent une bonne fois pour toute que l’industrie du cinéma est une vraie alternative pour pouvoir résorber le chômage. Je ne dirai jamais assez, un film, c’est cinquante, soixante personnes que vous avez pendant des mois sur un plateau. Et donc pour moi si on veut pouvoir aider un peuple à résorber le chômage, il faut que les gens puissent penser au cinéma comme une vraie industrie parce que s’il y a une chose qui à mon avis manque beaucoup à l’Afrique, c’est la capacité à trouver des occupations saines pour la jeunesse.

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Article : Elles font le FESPACO 2013
Culture
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28 février 2013

Elles font le FESPACO 2013

 

Euzhan Palcy
Euzhan Palcy

La 23e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou est en marche depuis le samedi 23 février 2013. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la part belle est faite à la gent féminine. Tous les cinq jurys des compétitions officielles sont présidés par des femmes.

Euzhan Palcy, Wanjiru Kinyanjui, Osvalde Lewat-Hallade, Jackie Motsepe e Beti Ellerson. Elles ont chacune un parcours singulier, une histoire différente, mais elles ont tout de même un point commun et un seul événement les réunis, la 23e édition du FESPACO. portraits de ces femmes qui comptent à la biennale 2013.

Euzhan Palcy, présidente du jury long métrage pour l’Etalon d’Or de Yennenga

Elle est la première réalisatrice noire à avoir obtenu une production d’un grand studio hollywoodien, la seule femme sous la direction de laquelle l’acteur américain Marlon Brando s’est prêté au jeu de la caméra. Scénariste-réalisatrice-productrice, Euzhan Palcy a la lourde tâche de présider le jury de la compétition officielle pour l’Etalon d’or de Yenenga. Diplômée de l’Ecole de Cinéma Louis Lumière, Euzhan Palcy est également titulaire d’une licence en Littérature Française et en Théâtre, d’une Maîtrise en Sciences Humaines, d’un Diplôme d’Etudes Approfondies en Art et Archéologie.

Bardée de diplômes, cette native de la Martinique ne cache pas son engagement pour les droits civiques des minorités, particulièrement la cause noire comme lorsqu’elle prend le risque de se faire arrêter par les services secrets sud-africains en se présentant sous un faux nom et se faisant passer pour une chanteuse pour pouvoir rentrer en Afrique du Sud et filmer les réalités de l’apartheid. C’est ce même engagement qui lui inspire la plupart de ses films dans lesquelles elle traite des problèmes sociaux et d’identité culturelle. « Rue Cases Nègres », son premier long métrage lui a permis de remporter en 1984 plus de dix-sept prix dont le Lion d’Argent de la Mostra de Venise et le César de la Meilleure Première Œuvre de fiction. « Une Saison Blanche et Sèche »  pour lequel elle reçoit le prix Orson Welles pour l’importance et la qualité cinématographique de son travail. En 1989, Glamour magazine la désigne comme faisant partie des “10 most inspiring women”, l’une des 10 femmes les plus influentes. C’est donc une femme audacieuse, charismatique et pleine d’expérience qui dirigera le jury de ce 23e FESPACO.

Wanjiru Kinyanjui, présidente du jury court métrage et films d’écoles: Elle nous vient de l’Afrique Australe et fait partie de ces femmes qui croient en la force de l’image et qui ont décidé de se servir de la caméra pour montrer le quotidien d’une société, la leur. A ce sujet, elle dira «  qu’on devrait donner l’opportunité à la femme de définir sa place dans la société. Et le cinéma, parce qu’il permet de se projeter autant que possible dans un monde futur qui n’est pas nécessairement la réalité actuelle du monde, est une grande opportunité pour cela ». Wanjiru Kinyanjui est née à Nairobi au Kenya, en 1958. Elles obtient ses diplômes au Canada et en Allemagne où elle a étudié la littérature anglaise et allemande et le cinéma à l’Ecole de Cinéma et de la Télévision de Berlin. Après sa formation et de retour dans son pays, elle réalise environ une dizaine de films documentaires, « Telephone call from Africa » ,  « African children », « Say No to poverty »? entre autres. Mais son premier long métrage de fiction « La bataille de l’arbre sacré » voit le jour en 1994. En plus de réaliser des films, Wanjiru Kinyanjui enseigne le cinéma à l’Université Kenyatta de Nairobi. Elle est présenté dans son pays et sur le plan international comme faisant partie de ceux qui ont contribué à faire asseoir le cinéma au Kenya et qui ont apporté une touche de création à la culture kenyane.

Osvalde Lewat-Hallade, présidente du jury documentaire: Sa particularité à elle, c’est d’être passé du journalisme au cinéma. Osvalde Lewat-Hallade est la présidente du jury documentaire. Elle a signé de nombreux articles à caractère socioculturel dans Cameroun tri­bune et se positionne comme la voix des sociétés marginalisées, en témoigneront ses futures réalisations. Osvalde Lewat-Hallade a commencé sa carrière journalistique dans les années 90 avant d’être lauréate d’un concours de la télévision canadienne destinée aux jeunes réalisatrices africaines. C’est ainsi qu’elle intègre l’Institut National de l’Image et du Son (INIS) de Montréal. Après sa formation et outillée pour s’exprimer avec une caméra, Osvalde Lewat-Hallade réalise en 2000, son premier documentaire « Upsa’Yimoowin, le calumet de l’espoir ». Le deuxième, « Itilga, les destinées », suivra une année plus tard.  Elle enchaîne alors les réalisations et commence à se faire remarquer. « Au delà de la peine » tourné dans la prison centrale de Yaoundé sort en 2003. Cet documentaire, primé plusieurs fois dans les Festivals.  Ses deux dernières réalisations « Un amour pendant la guerre » en 2005 et « Une affaire de nègres », tourné en 2007 vont défi­ni­ti­ve­ment lui coller l’étiquette d’une cinéaste engagée.

Jackie Motsepe, présidente du jury TV et Vidéo: Dix-sept ans de carrière dans la radiodiffusion et l’industrie cinématographique de son pays l’Afrique du Sud, le petit écran n’a plus de secrets pour Jackie Motsepe. Responsable des produits, Directrice du marketing de la consommation, Vice présidente du Conseil d’administration et aujourd’hui Chargée des acquisitions et des coproductions de contenus internationaux. Ce sont ces différents postes que Jackie Motsepe a occupés à la South African Broadcasting Corporation (SABC) en gravissant des échelons au fil des ans. Cette productrice chevronnée n’a pas construit sa carrière qu’à la SABC, où elle a passé sa première expérience professionnelle. Jackie Motsepe a également travaillé en tant que responsable de la promotion de l’industrie cinématographique sud-africaine à la Fondation nationale du cinéma et de la vidéo  (FNCV) dans son pays. Jackie Motsepe préside le jury TV et Vidéo à cette 23e édition du FESPACO.

Beti Ellerson, présidente du jury films de la diaspora: Maître de conférence dans plusieurs Universités américaines, Beti Ellerson a parcouru le monde pour animer des rencontres internationales, des conférences et des colloques. Doctorante en African Studies à la Howard University aux Etats-Unis avec une spécialisation en « African Cinema Studies » et en « Women Studies », Beti Ellerson a toujours été intéressée par l’engagement en faveur des causes de la femme dont elle a fait son cheval de bataille.

Après l’obtention de ses diplômes, elle est aussi passée à la production d’une série « Reels of colour » de 27 épisodes diffusée aux Etats-Unis entre 1997 et 2000. Deux ans plus tard, elle se met à la réalisation avec le documentaire Sisters of the screen : African Women in Cinema qui donnera son nom au centre de recherche qu’elle fonde en 2008, The African Women in Cinema, le Centre pour l’étude et la recherche des femmes africaines dans le cinéma qu’elle dirige. Cette universitaire américaine a été récompensé du prix de la femme du cinéma africain en 2011, par les femmes cinéastes du Zimbabwe.

Alors mesdames et messieurs les cinéastes, les sorts de vos films sont entre les mains de cinq femmes du Fespaco.

 

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15. févr.
2013
Sport
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CAN 2013, personne n’a vu venir les Etalons

 

Supporter des Etalons
Supporter des Etalons

Même les experts les plus expérimentés du football sont passés à côté de leurs pronostics. Personne n’a vu venir les Etalons du Burkina Faso à cette 29ème coupe d’Afrique des Nations en Afrique du Sud. Rien ne les présageait à la finale de cette CAN 2013, pourtant les Etalons y sont bien arrivés clouant le bec à tous ceux qui leur prévoyaient une nouvelle débâcle.

Alain Traoré forfait dès le troisième match contre la Zambie pour la suite de la compétition, d’aucuns pensaient que c’en était déjà fini pour les Etalons du Burkina Faso. Mais c’était sans compter sur la rage de vaincre de Jonathan Pitroipa et ses autres coéquipiers.
Qui l’eut cru ? Les Etalons du Burkina Faso à la finale de la coupe d’Afrique des Nations, une première dans l’histoire du football burkinabè. Depuis qu’ils avaient atteint la phase des demi finales à la CAN 98 qui s’est jouée au Burkina Faso, les Etalons n’avait plus franchi les quarts de final, ni même obtenu une victoire dans cette compétition. Cela a donc été une surprise générale pour l’ensemble des Burkinabè de voir leur onze national passer non seulement la phase de poule, mais aussi accéder à la finale.

Même les joueurs eux-mêmes ont été surpris par une telle performance. Au fur et à mesure que la compétition évoluait, l’équipe burkinabè, elle aussi, évoluait. Elle s’est complètement métamorphosée sur tous les plans du jeu, physiquement, mentalement, collectivement et même individuellement. Sans son saint sauveur Alain Traoré, le reste de l’équipe a démontré qu’il avait les ressources nécessaires pour ne pas compter que sur une individualité. Ce n’était plus cette équipe au jeu décousu d’un club de 2e division sans aucune envie de combativité. On a découvert des Etalons gonflés à bloc et déterminés à donner une meilleure image d’eux-mêmes lors de cette CAN. En tout cas, une chose est certaine, si c’était leur objectif en prenant part à cette CAN 2013, c’est réussi parce qu’au pays des hommes intègres, on ne se lassera jamais d’en parler.

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Article : CAN 2013, Maillots sexy pour joueurs baraqués
Sport
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11 février 2013

CAN 2013, Maillots sexy pour joueurs baraqués

Le joueur ivoirien Yaya Touré (AFP)
Le joueur ivoirien Yaya Touré (AFP)

Maintenant que la Can 2013 a pris fin, il est temps de faire un petit bilan de ce qui a été l’attraction de cette édition. Il y avait du beau jeu, du spectacle, des buts, des surprises, des moments de colère, de fair-plays, des déceptions, des célébrations de buts et des coiffures insolites. Il y avait aussi et surtout, la garde-robe des différentes équipes nationales, les maillots moulants que portaient les joueurs, de quoi susciter un intérêt particulier de la gente féminine pour la compétition. En tout cas chères demoiselles, vous conviendrez avec moi qu’il était difficile de rester insensible à ces plaquettes de chocolats, et à ces corps bien bâtis qui se dessinaient à travers ces maillots.

Ces dernières années, les maillots de certaines équipes pour la Can tendent à changer de design. On est passé des maillots flottants à tissu épais aux maillots moulants à tissu fin, qui semblent être définitivement adoptés depuis la Can 2010. Certains modèles comme les démembrés (Can 2002) et les ensembles uniques shorts-maillots (Can 2004) des Lions indomptables du Cameroun n’ont pas été approuvés par la Fifa, ils ont donc été retirés du circuit de fabrication.

La Can 2013 n’a pas fait exception. Elle nous a aussi offerte une belle collection de jeu de maillots moulants et aux couleurs attrayantes. Pendant que certains comme le Niger, le Cap Vert, les petits poucets de cette Can, ont joué les conservateurs en gardant leur traditionnel modèle, d’autres comme l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud et le Togo ont conquis les stades sud africains – et surtout les supportrices – avec des maillots moulants. Ils ont donné une touche sexy au football africain. Comme pour dire qu’il n’y a pas que David Beckam, CR7 (Christiano Ronaldo) et Zlatan Ibramovic qui savent exhiber leurs muscles et faire craquer les jolies filles.

Ces tenues très près du corps mettaient en avant la musculature et valorisaient l’emblème de chaque équipe nationale. Très tendances sur les pelouses, ces maillots reflètent non seulement la modernité, mais sont aussi moins encombrants, difficiles à saisir en cas de contact avec l’adversaire et laissent les joueurs libres de leurs mouvements. Cela n’a néanmoins pas suffi aux imposants Fennecs de l’Algérie (éliminés dès la phase de poules) et aux costauds éléphants de la Côte d’Ivoire de remporter la coupe, ni même à franchir le stade des quarts de finale.

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Auteur·e

L'auteur: Kpénahi Traoré
Kpénahi Traoré, blogueuse burkinabè , étudiante à l'Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille et engagée dans l'aventure Mondoblog. Je suis sensible aux problématiques sociales. Ma philosophie, être moi-même et toujours apprendre. J’ai passé 4 ans au département de Communication et Journalisme de l’Université de Ouagadougou. J’aime découvrir d’autres cultures, j’aime voyager, j’aime lire, écrire et passer des heures sur Internet.

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