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Article : Mort brutale du cycliste belge Gunther Cuylits, trop de sport nuit-il à la santé ?
Sport
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1 novembre 2012

Mort brutale du cycliste belge Gunther Cuylits, trop de sport nuit-il à la santé ?

Gunter Cuylits félicitant le vainqueur du tour Rasmané Ouédraogo

La mort a encore frappé dans le milieu du sport. Le cycliste belge Gunther Cuylits est mort au terme du 26ème tour cycliste international du Faso. Il aurait succombé à une crise cardiaque dimanche 28 octobre dernier après la cérémonie de remise de prix de la compétition.  Son pays  s’était classé 2ème derrière le Burkina Faso.

Le coureur s’est subitement écroulé dans un café où il s’était rendu avec ses équipiers le temps d’attendre leur vol retour sur la Belgique. Transporté d’urgence dans une clinique de Ouagadougou, le médecin n’a pu que constater son décès.  Gunther Cuylits était à sa quatrième participation au tour du Faso et s’était classé à la 9ème place du classement général de cette édition. Ce père de famille de 38 était un habitué des tours africains. Hormis le tour du Faso, il a aussi pris part au tour du Sénégal et au tour du Rwanda. Ce triste épisode a assombri ce tour qui s’était pourtant bien déroulé sans incident.

Il est certes bon de faire du sport mais attention à ne pas pousser  son corps au-delà de ses limites. Plusieurs sportifs en ont payé les frais sans peut être le savoir. La liste des sportifs morts brutalement est longue. Les footballeurs  Marc Vivien Foé, Piermario Morosini, Miklos Feher, Antonio Puerta, Phil O’Donnell, John Ikoroma, les cyclistes Fabrice Salanson, Johan Sermon, j’en oublies. Le miraculé Fabrice Muamba est l’un des seuls à avoir survécu après une attaque cardiaque.

Le sport est censé maintenir le corps en bonne santé, mais après le décès subite de plusieurs sportifs de haut niveau dans la majorité des cas en pleine compétition, je pose des questions. L’abus de sport ne nuit-il pas à la santé ? Qu’en disent donc les médecins de sportifs ? Pourquoi les contrôles médicaux n’arrivent-ils pas à mettre à jour les malformations cardiaques dont sont victimes les sportifs ?

 

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28. oct.
2012
Culture
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SIAO 2012 tapis rouge pour l’artisanat africain

Accueil des autorités pour l’ouverture du SIAO. Ph. Kpénahi TRAORE

La 13ème édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, SIAO s’est officiellement ouvert ce samedi 27 octobre 2012 sous le thème « artisanat africain et émergence économique ». La cérémonie était belle, bien organisée, haute en couleurs et riche en diversité culturelle avec des prestations d’artistes burkinabè et d’ailleurs. Les autorités burkinabè et les représentations diplomatiques étaient de la partie. On a surtout remarqué la présence du Japon, le pays du soleil levant invité d’honneur de cette 13ème édition du SIAO.

Ce qu’on aura également retenu, ce sont les mesures sécuritaires  inhabituelles au SIAO et tout le cérémonial mis en place pour accueillir nos autorités. Motards, tapis rouge et tous les accessoires qui vont avec.  La circulation était interdite aux alentours du siège de la manifestation, et interdit d’y entrer sauf si vous présentez un badge. Je vous fais une confession, étant donné que moi non plus je n’avais pas encore mon accréditation, j’ai dû user d’autres moyens pour assister à l’événement. Comme on dit, à chacun ses moyens. Et pendant que j’attendais pour rentrer en possession de mon accréditation, des exposants qui avaient déjà payé pour la location des stands exprimaient leur mécontentement à l’endroit du comité chargé de confectionner les badges.

Peut-être que les organisateurs avaient une bonne raison d’autant plus que la cérémonie était retransmise en direct sur la télévision nationale du Burkina. Et comme nous sommes sur satellite, il n’est pas question de montrer une mauvaise image du Burkina il fallait que tout soit parfait aux yeux du monde.

 Autre aspect, la longueur de la cérémonie d’ouverture qui a duré environ 2 heures. Pas besoin de dessiner pour dire combien c’était lassant. Des discours à n’en pas finir, on n’en a pas plus besoin. On veut voir des actions concrètes. J’ai compté au total 5 discours, ceux du maire de la commune de Ouagadougou, de la marraine, du directeur général du SIAO, du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat et de l’ambassadeur du Japon. A un certain moment, les invités, qui commençaient à avoir chaud (oui il faut le dire, la chaleur à Ouagadougou, y a pas son deux) ne cherchaient qu’une chose, que tout ce tralala prenne fin.L’ouverture officielle du salon devait avoir lieu le vendredi 26, mais elle coïncidait avec la fête de la tabaski et que les moutons attendaient d’être sacrifiés, la mobilisation risquait d’être faible. Elle a donc été ramenée au lendemain.

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17. oct.
2012
Environnement
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Le Delta du Niger agonise

Le Delta du Niger, la guerre du brut, c’est le film d’ouverture de la semaine du cinéma scientifique organisée par l’Institut de Recherche et de Développement (IRD) qui a lieu à Ouagadougou du 16 au 20 octobre 2012.

Le Delta du Niger, la guerre du brut, un film qui met à nu les catastrophes environnementales causées par les grandes compagnies pétrolières dans le delta du Niger au Nigéria. Selon on réalisateur Olivier Joulie, les champs pétroliers ont engendré la plus grosse marrée noire de tous les temps dans cette zone. Entre révoltes, corruption et pollution, les populations environnantes du delta du Niger impuissantes, voient leurs terres et leurs ressources naturelles leur échapper au grand dan des autorités nigérianes.  En plus d’avoir perdu leurs terres, l’eau potable est devenue une denrée rare pour ces populations qui meurent à petit feu. Ayant tout perdu, elles se voient contraintes de trouver des moyens de protestations. Prendre les armes pour défendre leurs intérêts, procéder à des enlèvements d’occidentaux ou de s’adonner à l’exploitation artisanale et clandestine du pétrole. C’est ainsi que sont nés les Freedom fighters et le Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (Mend). Cela n’est pas sans conséquences. L’éclatement des guerres civiles et aussi le fait que les travailleurs des sites  artisanales sont constamment exposées aux gaz toxiques et aux explosions des barils. L’or noire, qui devait être une source de richesse, est devenue une source de misère et de souffrance dans le delta du Niger. Comme on le dit, c’est la malédiction du pétrole.

L’un des héros de la lutte contre l’installation des compagnies pétrolières dans le delta du Niger, c’est Ken Saro Wiwa qui a défendu sa communauté, les Ogonis jusqu’à son exécution en 1995 après un procès et des accusations montées de toute pièce pour le faire taire.

A travers la semaine du cinéma scientifique, la recherche scientifique est magnifiée et encouragée pour que les jeunes chercheurs s’y intéresse. Les autres films documentaires qui seront projetés pendant cette semaine sont : La Grande muraille verte, Un Nuage sur le toit du monde, Créatures du sel et de l’Acide, La Boue et le roseau, L’Enigme du Caïman noir

 

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10. oct.
2012
Société
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Que Dieu sauve les Universités du Burkina !

L’Association nationale des étudiants du Burkina, ANEB  observe un mot d’ordre de grève de 24 heures ce jeudi 11 octobre 2012. Comme à leur habitude, des membre de l’association monteront la garde ou feront des piquets de grève devant les amphithéâtres pour empêcher les étudiants d’y entrer. Je pleure les nouveaux bacheliers qui ne savent toujours  pas exactement quand ils pourront effectuer leur rentrée universitaire pour enfin goûter au bonheur ou du moins à la galère d’être étudiant.

Pourquoi donc ce mot d’ordre de grève ? En effet, suite aux événements de l’Université de Koudougou, 16  étudiants ont écopé de sanctions allant de l’annulation de leur session académique en cours, à l’exclusion temporaire de 1 à 5 ans et à l’exclusion définitive des Universités publiques et privées du Burkina Faso. Ces sanctions ont été prises le 5 octobre dernier  après la tenue d’un conseil de discipline de l’Université de Koudougou (UK), et entérinées par le Conseil des ministres de ce mercredi. Si le gouvernement s’en mêle, c’est dire toute la gravité des actes posés par les étudiants en question.  C’est aussi le début d’un long bras de fer entre le gouvernement et l’ANEB.

Les étudiants sanctionnés sont accusés de participation  à des manifestations ayant troublé l’ordre académique, agression de deux étudiants ayant causé des blessures, « attitudes de nature à compromettre l’action pédagogique , « attitudes, propos et comportements d’intolérance ayant entraîné un trouble à la vie administrative et académique ou causé un préjudice aux personnes et des sévices moraux ou physiques exercés contre un tiers; cas d’agression et de violence physique et verbale sur l’enseignant Mahamoudou Oubda, chef de département Histoire et Archéologie et directeur adjoint par intérim de l’UFR/LSH » . Les raisons de ces débordements, le calendrier des cours et des évaluations afin de rattraper le retard accusé sur le programme selon las autorités universitaires. Cette décision ne convenait pas à la section ANEB de l’UK qui a alors entrepris des mouvements de protestations rejetés par certains étudiants. https://news.aouaga.com/h/1221.html

Je ne soutiens ni le gouvernement, ni l’ANEB mais pour des gens consciencieux et intellectuels qui pensent à leur future, il n’est pas intelligent et approprié d’entamer des mouvements de grève qui vont encore une fois paralyser les activités universitaires et enfoncer plus l’Université de Ouagadougou dans le retard qu’elle peine à rattraper depuis au moins trois ans. Si des militants de l’ANEB ont mal agit, il ne faut pas s’entêter à les soutenir dans leurs fautes, il faut leur remonter les bretelles pour montrer que l’ANEB n’est pas seulement une association qui aime se faire remarquer par des grèves, mais aussi qu’elle sait ramener ses membres à l’ordre quand il le faut. Mais je peux encore rêver, car tout le monde le sait elle a horreur qu’on la contredise et pense détenir le monopole de la vérité, ce que les autres disent, ce n’est que des intoxications.  Balle à terre pour ne pas transformer notre temple du savoir en temple de la violence.

Je sais qu’après cet article, je serai traitée de fantoche, mais ce n’est pas grave. Vous ne partagerez pas tous mon avis, néanmoins, l’essentiel est que j’ai dit ce que je pensais.

https://www.lefaso.net/spip.php?article50634

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Article : Tolérance religieuse: le Burkina Faso, un exemple ?
Religion
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3 octobre 2012

Tolérance religieuse: le Burkina Faso, un exemple ?

Des dignitaires religieux lors du forum
source: Le pays

A l’heure où le débat religieux, surtout sur l’Islam, fait rage partout dans le monde, les autorités burkinabè se mettent dans l’air du temps, sans doute pour prévenir d’éventuels troubles sociaux dûs aux divergences religieuses au pays des Hommes intègres. C’est vrai que chez le voisin malien, une partie du pays est entre les mains des islamistes radicaux qui l’ont carrément transformé en « Far West ». Et qu’a-t-on trouvé pour intéresser les Burkinabè au sujet ? un forum national sur la laïcité qui s’est tenu à Ouagadougou du 27 au 29 septembre dernier. Franchement, je me demande à quoi sert en ce moment un forum de ce genre au Burkina Faso si ce n’est pour échauffer les esprits sur la tolérance ou l’intolérance religieuse. Il faut que les autorités burkinabè fassent attention à ne pas s’engager sur des terrains glissants qui risquent de mettre le feu au poudre.

Les internautes n’ont pas tardé à réagir à l’issue de ce forum comme s’ils n’attendaient que ça pour se lâcher.  Certains ont tout de suite soulevé les problématiques de la prolifération des lieux de culte, des bruits dérangeants provoqués par des séances de prières de certaines religions, du port du voile, bref. Des sujets qui apparemment n’intéressaient personne. Vu les réactions des uns et des autres, cela saute aux yeux que la tolérance religieuse est une bombe à retardement au Burkina Faso. Après lecture de plusieurs commentaires, et la haine qui s’y dégage, j’en ai peur. Je me demande si les Burkinabè sont prêts pour la tolérance religieuse, et à accepter l’autre avec ses différences, ses croyances et ses valeurs.

https://www.lepays.bf/?FORUM-NATIONAL-SUR-LA-LAICITE,7707

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Article : Adjara Ilboudo, veuve et videuse de poubelle
Environnement
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30 septembre 2012

Adjara Ilboudo, veuve et videuse de poubelle

Adjara Ilboudo (en rouge) vide sa charette avec l’aide des autres

Passer ses journées à côtoyer les poubelles, être en contact permanent avec tout ce qui constitue les déchets et dégageant des odeurs nauséabondes, je n’en connais pas un grand nombre de personnes qui accepteront s’adonner à cette activité dite « salissante ». Pourtant, c’est le quotidien de Adjara Ilboudo, veuve depuis une dizaine d’années et mère de 8 enfants.

Adajara Ilboudo habite dans une maisonnette en banco, dans un quartier périphérique de Ouagadougou, communément appelé non-loti. Chaque jour, elle parcourt des kilomètres pour  aller travailler en ville, et ne rentre chez elle que dans la nuit. Dès 6 heures du matin, Adjara est déjà sur sa charrette pour faire le tour des maisons afin de collecter les ordures. Mais cette activité, elle ne l’a pas toujours exercée. C’est par nécessité et le besoin de s’occuper de ses enfants qu’elle s’y est mise. « Je ramassais du sable que je revendais. Cela ne me rapportais pas beaucoup d’argent.  Et quand mon mari est décédé, je n’avais plus de soutiens, j’ai donc décidé de faire ce travail pour nourrir mes enfants», explique-t-elle.

Adjara n’est pas seule à collecter les ordures ménagères. Comme elle, plusieurs autres femmes se trouvant dans une situation précaire font ce travail. Et pour mieux organiser  leur activité, elles se réunissent en sein d’une association pour travailler. C’est ainsi qu’ Adjara est membre de l’Association pour la salubrité et le recyclage des déchets (ASARED) crée depuis 1990 et qui recrute des personnes nécessiteuses, le plus souvent des femmes dans le besoin. Les années sont passées et le manque de matériels (charrettes, pelles, gants…) pour travailler se fait sentir.

Ainsi  comme dans tout travail, les difficultés ne manquent pas. En ramassant les ordures ménagères, cette mère de famille n’est le plus souvent pas protégée, pas de gants pour les mains, ni de cache-nez.  Elle s’expose à la poussière, aux odeurs pouvant lui causer des maladies.  Et pire encore, après tous ces efforts, elle doit encore affronter les humeurs de certaines personnes qui n’hésitent pas à lui lancer au visage des injures du genre « vous sentez ». Il y a même des ménages qui refusent de s’acquitter des frais de collecte de leurs déchets ménagers. Pour l’agent de recouvrement de l’ASARED, Géneviève Zongo, les gens trouvent tous les prétextes pour ne pas payer, et se défendent parfois du fait que les femmes ne font pas le travail convenablement.

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Auteur·e

L'auteur: Kpénahi Traoré
Kpénahi Traoré, blogueuse burkinabè , étudiante à l'Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille et engagée dans l'aventure Mondoblog. Je suis sensible aux problématiques sociales. Ma philosophie, être moi-même et toujours apprendre. J’ai passé 4 ans au département de Communication et Journalisme de l’Université de Ouagadougou. J’aime découvrir d’autres cultures, j’aime voyager, j’aime lire, écrire et passer des heures sur Internet.

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